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    Le mouvement hippie naquit en Californie au milieu des années 1960 ; le terme de «hippies» fut utilisé pour la première fois en septembre 1965 dans un journal de San Francisco, l'Examiner, et fait référence à l'argot hip, qui désigne un rythme jazz ou encore un fumeur de haschisch. La contre-culture hippie reprit le thème du voyage en le concevant comme un élargissement de la conscience. Les hippies n'appartenaient à aucun mouvement structuré, et ne se définissaient que par un style de vie en rupture avec celui des générations précédentes. On peut pourtant dégager un ensemble de croyances partagées par les hippies, qui constitue l'ossature du «flower power» : la vie en communauté, la musique, les drogues, les philosophies orientales, une approche nouvelle des relations humaines fondée sur la paix et l'amour — «peace and love», selon le slogan du flower power.

     

     
     

    Qu'est ce qu'un HIPPIE?

    Avant tout, il faut faire une distinction entre beatnik, hippie et yippie. Par contre, l'appellation baba cool est un synonyme familier de hippie. Ces trois catégories de jeunes ont certaines ressemblances, comme leur aspect (cheveux longs, ) ainsi que leur rébellion envers la société. Pourtant, ces mouvements ont quelques différences.

    Tout d'abord, les beatniks (ou beats) furent les premiers à contester la société matérialiste. Ils apparurent dès le début des années cinquante aux États-Unis, donc bien avant les hippies. Leur mouvement ne s'étendit pas jusqu'en Europe, mais inspira par la suite les hippies. Ces derniers prirent en fait exemple sur eux, à la différence près que les beatniks étaient plutôt intellectuels, individualistes et aventuriers. Ils venaient plutôt des couches défavorisées du peuple et militaient contre la pauvreté et la misère. De plus, ils ne croyaient absolument pas en Dieu a la différence des hippies qui eux recherchent une spiritualité.

    À la base, les hippies étaient des gens qui désiraient avant tout profiter de la vie, par exemple en usant de drogues diverses ou en recherchant la spiritualité. Ils méprisaient le confort et les intellectuels. La majorité d'entre eux sortaient d'un milieu bourgeois, mais en avaient honte. Ils firent leur apparition au milieu des années soixante, connurent leur apogée un peu partout dans le monde après mai 68, et déclinèrent vers la fin des années septante, pour laisser la place aux punks, « new wave » et « teddy boys », qui étaient des mouvements assez violents de jeunes des années huitante. Plus rien à voir avec « peace & love » ! ! !

    Les yippies, quant à eux, avaient presque les mêmes idées que leurs prédécesseurs beatniks, mais étaient plus engagés politiquement. Ils voulaient continuer le combat contre la société et ses injustices. Ils étaient pour la plupart des jeunes de gauche actifs, dressés contre la guerre au Vietnam et le racisme. On ne les trouvait qu'aux États-Unis , à la fin des années soixante.

    Il faut également noter que, durant les années soixante, en France, la majorité des jeunes étaient des yé-yé, c'est-à-dire qu'ils suivaient une certaine mode vestimentaire et musicale qui n'avaient rien à voir avec les hippies. Par exemple, ils étaient fans de Sylvie Vartan, et pas de Janis Joplin. De même, ils n'arboraient pas de cheveux longs, mais plutôt des coupes courtes et originales. Bref, ils faisaient plutôt partie des jeunes « branchés », « dans le vent », alors que les hippies étaient contre le fait de suivre une mode. Selon moi, s'il faut trouver un point commun, ce serait le fait qu'on est le même rêve : changer la société à travers un mode de vie marginal et alternatif


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