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    Elles étaient si belles ces années là……

    C’est pourquoi je ne peux résister à l’envie de vous en parler, d’une part pour vous les rappeler, et réveiller de bons souvenirs aux ciaonautes de ma génération, et aussi pour montrer aux plus jeunes que nous aussi nous savions nous amuser, que nous avions des contraintes aussi, bien différentes des vôtres soit, mais que la vie méritait d’être vécue !

    J’avais ... ans en 1960, et cette décennie qui m’a joyeusement portée jusqu’en 70, représente probablement les plus belles années de ma vie, en raison de mon âge justement, une décennie, de 13 à 23 ans, où l’on « découvre » la vie, l’amour, le plaisir, les sorties, l’attrait de la mode, les études plus sérieuses, le pouvoir de séduction qui sommeillait jusque là, la valeur de l’argent, et aussi les surprises-parties ou boums qui faisaient partie intégrante de nos attentes…..la musique « yéyé », les blousons noirs, les mobylettes oranges (quelle horreur), mais aussi pour moi, le monde du travail !

    J’ai tellement de choses à vous en dire, que je ne sais pas par quel bout commencer….

    Une révolution s’annonçait, la télévision en noir et blanc entrait enfin pratiquement partout et les privilégiés n’en étaient plus, la musique prenait d’autres sonorités, la mode évoluait à grande vitesse, il y avait du travail pour tous, on ne parlait enfin plus de la guerre mondiale mais de celle d’Algérie, la jeunesse bougeait beaucoup, elle avait de l’argent de poche, le flirt était encore romantique, les rapatriés venaient en force, point de drogue ni de racisme, mais l’éducation tenait encore largement le haut du pavé …..

    A ce propos, j’allais dans une école privée, où l’uniforme était obligatoire, jupe et blazer bleus marines, chemisier blanc (pas encore de T-shirts à cette époque), socquettes blanches et chaussures noires (vernies pour la plupart), pendant les cours la blouse bleue était de mise avec le prénom et le nom brodés sur la poitrine (pas de badges non plus !), et ce sont des dames en cornettes qui surveillaient le tout ! Le matin à notre arrivée en classe, après contrôle des mains qui devaient être propres, et une vérification de la coiffure qui ne devait pas être en bataille nous devions saluer le professeur et le cours commençait toujours par une leçon de morale ! Je dois avouer que ce cours nous inculquait des valeurs aujourd’hui bafouées ou oubliées, comme le respect de la personne âgée, ou bien nous demandait de céder notre place dans le tram à toute personne adulte ! Vous me croirez si vous voulez mais j’ai encore en moi, tous ces conseils, et les applique encore aujourd’hui !

    Bien entendu pas un jour ne se passait sans que les enfants dans tous les foyers, ne mettent la table, ou la débarrassent, quand on était scolarisé, on devait se coucher tôt, 20h30 au plus tard et sans être passé par la case « télé », les devoirs contrôlés par les parents et la toilette faite, c’est Morphée qu’il fallait impérativement rejoindre, et sans discussion aucune ! Par contre le règlement familial était un peu plus souple les veilles de jeudi (mercredi aujourd’hui), et du w.end. Mais rien d’extraordinaire, il s’agissait de 22h30, et quelquefois un peu plus tard lorsqu’il y avait de la visite….

    Les loisirs, les miens, et ceux des jeunes filles de mon âge, vers 14/15 ans se résumaient à jouer à la poupée, ou à la marelle, jusqu’au jour où pour mes 15 ans maman m’organisa un après midi récréatif…. Toutes mes amies de classe étaient là, mais point de garçons puisque les écoles n’étaient pas mixtes, on en parlait déjà un peu dans les couloirs des écoles publiques, mais dans le privé ça n’était pas du tout d’actualité ! Alors le hasard voulut qu’un de mes cousins y vint accompagné de quelques camarades masculins, ce qui changea<script type="text/javascript"> //<![CDATA[ if( bSponsoredLinksAbleInText ) { bSponsoredLinksShowInText = 1; bDisplayGoogleAd = true; var iGoogleStartFrom = 3; var iGoogleStopOn = 6; function google_ad_request_done( google_ads ) { if ( google_ads.length <= iGoogleStartFrom ) return; document.write( '

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    Subitement, la donne n’était plus la même, et dans un tas de choses…Les poupées se sont alors endormies dans les berceaux, et la marelle dessinée au sol par plus jeunes que nous, nous faisait sourire…. On croyait être grand !

    Déjà, une musique venue d’ailleurs par la voix suave d’Elvis Presley avec son « loving you », nous chatouillait agréablement les oreilles, mais en plus, Europe1, avec « salut les copains » tous les jours à 17 h, nous inondait de jeunes de notre génération qui chantaient « si bien »…. Un certain Johnny, pantalon de soie et chemise de dentelle noirs s’efforçait de retenir la nuit et faisait vibrer le cœur des filles, ainsi que d’autres, Cloclo qui lui nous disait toutes belles, belles, belles…Lucky Blondo qui était au coeur du silence, Joé qui nous contait l'Amérique, Richard Anthony qui entendait siffler le train, Adamo le coquin qui parlait de mains et de hanches, ainsi que des groupes aux noms rigolos, tels que les chaussettes noires et leur « Daniela », les chats sauvages, et les fameux Beatles, nous faisaient danser le twist, le madison, le slow, et le rock and roll ! Les filles s’y mettaient aussi, Sheila glorifiait la fin de l’école, Sylvie Vartan allait voir des films tristes , Françoise Hardy enfin voyait tous les garçons et les filles s’en aller deux par deux, bref tous ceux ci et bien d’ autres encore avaient la cote, donc exit, les Gloria Lasso et André Clavaud ! On appelait ça du « yéyé » ! Puisque il était interdit de sortir le soir (avant 18 ans), c’est le dimanche après midi, que nous allions dans des thés dansants, où des fac-similés de nos idoles nous faisaient nous trémousser au son barbare de « notre » musique ! et nous permettait de retrouver nos « copains » ce qui nous « bottait vachement » !

    Encore mieux, lorsque quelqu’un prenait l’initiative d’organiser dans le garage parental, une « boum » ou « surboum », où il n’y avait jamais d’alcool, ce qui d’ailleurs ne nous serait pas venu à l’idée, (nous nous amusions tellement bien sans cela), nous étions si heureux. Quel bonheur de danser avec le beau brun du coin, et quel frisson lorsqu’il se décidait enfin à vous prendre la main….. et l’on tremblait durant tout le slow, tellement la question « va t il m’embrasser » nous tarabustait ! Loin de nous l’idée de « coucher », là non plus nous n’en avions pas besoin, n’oubliez pas que nous étions la génération « on ne couche pas avant le mariage »…..comme tout ceci est bien loin aujourd’hui !!!! De toutes façons la pilule n’existait pas encore chez nous et rares étaient celles qui voulaient prendre des risques ! Et celles qui s’y sont brûlé les ailes, dans ce temps là, se faisaient traiter de « filles-mères » et souvent devaient quitter le domicile de papa et maman qui n’assumaient pas la nouvelle condition de leur progéniture ! C’était dur, mais allez donc savoir qui avait raison…….

    Pour être au top le dimanche, à l’époque il y avait encore les vêtements du dimanche et ceux réservés à la semaine, nous mettions un point d’honneur à copier la mode des magazines, l’ère était aux mini-jupes de Mary Quant, aux bottes blanches de Courrèges, aux robes élargies à partir de la taille par un jupon raide qui froufroutait à chaque pas, aux carreaux vichy immortalisés par Brigitte Bardot, aux combinaisons unisexe de Cardin, et à l’avènement des « collants » nécessaires pour la jupette ! Une Kelton au poignet complétait la mise !

    Nos cheveux étaient mis en « hauteur » par un savant crêpage, quelques unes arboraient des couettes, d’autres des chignons, ou une choucroute comme BB (Brigitte Bardot )et les agrémentaient de nœuds énormes bien souvent assortis à la tenue, mais pas encore beaucoup de maquillage, juste un trait d’eye liner noir sur les paupières, et un peu de mascara sur les cils….. nous ignorions le fond de teint, sauf celui de nos mères qui restait en permanence sur une étagère de la salle de bain (quand nous en avions une de salle de bains) et auquel nous n’avions pas le droit de toucher ! Les grand-mères de l’époque, elles, se ressemblaient toutes avec leur petit chignon serré, leur tablier sombre, et ne pouvaient en aucun cas nous être d’un grand secours quant aux produits cosmétiques !

    Les garçons portaient allègrement les premiers jeans, des chemises noires à pois blancs, et le fameux blouson de cuir noir….à la Marlon Brando ! Ce qui les faisait appeler « les blousons noirs » sous entendu « les mauvais garçons », et ce sont ceux que nous préférions, mais qui n’étaient par ailleurs pas plus mauvais que les autres ! Mais le blouson de cuir posait son homme à cette époque ! Les moyens de transports pour eux étaient la plupart du temps une mobylette orange qui complétait la parfaite panoplie du teen-ager français ! Avant 18 ans bien sur pas de permis de conduire, comme maintenant, mais même avec permis la majorité d’entre nous n’avait pas de voiture, celle ci était réservée aux parents, quand les parents en avait une….. Personnellement je roulais en solex la semaine, et en tramway pour les sorties en ville ! Et ce jusqu’au permis de conduire !

    Nous allions aussi au cinéma, nous sortions en bande, chacun avec sa chacune, où nous dilapidions notre argent de poche hebdomadaire en glaces à l’entracte (pas de pop corn) ! Je me souviens de « Paris brûle t il ? », des « dix commandements », de « ben hur », et surtout des « parisiennes » avec l’ami Johnny et la toute jeune Catherine Deneuve ! Il récidiva avec « pour moi la vie va commencer » accompagné cette fois de la charmante Sylvie qui devint en 64 son épouse, on connaît la suite…. Brigitte Bardot cartonnait de son côté avec « le mépris » ! Les jeunes premiers s’appelaient Delon ou Belmondo !

    La télévision dût se mettre au diapason, et une émission spécialement conçue pour nous pris naissance sur notre unique chaîne de TV, l’ORTF, présentée par Albert Raisner, elle s’appelait « âge tendre et tête de bois » ce que nous faisions semblant d’être, et là aussi il n’était question que de nos idoles ! Jamais nous ne loupions cette soirée télévisée la seule et unique pour nous ! Ensuite sont apparues quelques séries que nous nommions « feuilletons » il y eut « Janique Aimée » et plus tard « les saintes chéries » que je me délecte encore à regarder aujourd’hui en cassette ! La couleur à la télé est arrivée en France en 1967 et comme j’avais un papa très à la pointe du progrès, j’en ai profité de suite ! Mais dans bon nombre de foyers la couleur est arrivée beaucoup plus tard !

    Pour les cadeaux de Noël ou d’anniversaire, c’était également beaucoup plus modeste que maintenant, on avait souvent un vêtement, un disque ou un nouveau cartable, et nos souhaits n’étaient jamais au delà du raisonnable ! Le plus beau cadeau de l’époque était incontestablement l’électrophone (Teppaz de préférence) ou le transistor qui avait astucieusement remplacé la TSF ! Quand au téléphone portable, aux consoles de jeux, nous ne savions rien de tout ceci et ne l’imaginions même pas et quand il y avait le téléphone chez quelqu’un il ne servait qu’aux adultes !

    La société de consommation était il est vrai en marche, mais les grandes surfaces n’existaient pas encore, on allait à l’épicerie du coin chercher avec son cabas, son sel, son beurre ou sa farine et on y retournait autant de fois que necessaire ! On allait en « ville » pour s’habiller, mais un manteau devait faire plusieurs années, les chaussures aussi, etc….. Le prix était la raison de cette façon de vivre, il n’y avait pas de magasins de confection à bas prix, tous s’alignaient plus ou moins, et un manteau à l’époque

    Photos pour Années 60
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    Années 60 Photo 91925 tb
    nos idoles.....

    était un investissement ! Ils étaient cintrés et très seyants !

    L’alimentation aussi différait, pas de Mac Do, pas de ketchup, mais le Coca-Cola faisait son apparition, et…..on adorait ça ! Et en remplacement du kebbab, nous avions le classique « jambon-beurre » ! D’ailleurs à table il fallait manger ce que les mamans avaient mis dans l’assiette, et si ça ne convenait pas, eh bien tant pis, il n’y avait rien d’autre !

    Les voitures aussi changeaient doucement, on est passé de la 4cv Renault à la Dauphine, de la 403 (vous savez celle de Colombo) à la 404 aux lignes plus angulaires…. Et quand j’ai eu mon permis en 67 j’ai eu la chance d’avoir une Caravelle décapotable, le summum pour une fille ! Alors adieu Solex !!!!

    Puis tout a été de plus en plus vite, avec le général Charles de Gaulle à la tête du pays, mai 68 a encore tout révolutionné, bien trop je pense, il est devenu « interdit d’interdire » comme le souhaitait un certain Dany Conbendit, et toutes nos valeurs ont été remises en question, l’éducation est passée au second plan, il fallait faire l’amour et pas la guerre, faire l’école buissonnière, ne plus accepter de contraintes, ni parentales, ni professionnelles, bref, un amalgame d’idées qui mises en application n’importe comment ont fait que notre société est devenue ce qu’elle est actuellement ! Il ne faut pas renier le progrès que j’apprécie bien évidemment, ni les nouvelles technologies qui sont si utiles à bien des choses, mais les valeurs morales ont aussi disparues et ce sont celles ci que je regrette infiniment !

    Voici mes grandes dates personnelles de ces années que j’ai adorées et qui font que j’y repense souvent avec plaisir……et qui m’ont incitée à vous les relater :

    De 1960 à 1963 vacances à .......
    De juillet à septembre 1964 séjour aux Etats-Unis, on disait Amérique en ce temps là !
    De juillet à septembre 1965 vacances à St Tropez (assisté au tournage d’un « gendarme » !
    En 1966 : quel dommage, première cigarette, une « Air France » marque disparue  »
    En 1967 : permis de conduire, réussi de premier coup !
    En 1968 : rentrée dans l’administration !
    En 1969 : Croisière en Méditerranée et séjour en Corse !
     

    Plus généralement, il faut se souvenir des premiers pas de l’homme sur la lune en 69, du Président américain JF Kennedy qui est devenu un mythe, assassiné en 1963. Et de beaucoup d’autres évènements qui ont fait avancer le monde tant bien que mal !

    Une décennie donc extrêmement bien remplie, qui me laisse nostalgique et qui fait amplement partie pour moi, des jours heureux !


    Afin de vous permettre de vous y plonger à votre tour pour l’illusion, vous devriez écouter « cette année là » de Cloclo, « souvenirs souvenirs » de Johnny, « t’en va pas comme ça » des Surfs, « enfants de tous pays » d’Enrico Macias, « tombe la neige » d’Adamo, « ecoute dans le vent » de Richard Anthony, « les élucubrations » d’Antoine, etc… etc…..la liste est longue, longue, longue…… les paroles me paraissent un tantinet niaises à présent, mais les mélodies restent pour moi pleines de magie ! Eventuellement voir ou revoir ces deux films : « souvenirs souvenirs » avec Christophe Mallavoy, ainsi que « podium » avec B. Poelvoorde, plus récent mais qui m’a rappelé beaucoup de choses !

    Voilà je crois n’avoir rien oublié, si surement mais c’est loin, j’espère avoir réveillé en vous des souvenirs, et démontré à la jeunesse d’aujourd’hui que chaque époque a son charme…..même si ces années 60, leur paraissent à présent un rien surannées….

     


    2 commentaires
  •                                                         Les années 60 ont bouleversé la vie des Français

     récit d'un Français des années 60

                                                                                                            

     

    Je vais vous parler d'un temps que les moins de 30 ans ne peuvent pas connaitre...Ce n'est pas de leur faute (manquerait plus que cela qu'ils soient responsables !!!), ils n'étaient pas né(e)s...Les Années 60, les folles années qui ont vraiment révolutionnés la France , au propre comme au figuré...

    Cet avis fait suite à celui que j'avais "pondu" sur les années 50, celles de mon enfance dans un village de campagne...J'avais surtout insister sur mon quotidien de jeune enfant qui découvrait la vie mais pas encore le monde qui l'entourait...Je n'en avais pas vraiment conscience dans l'insouciance bien normale de mon âge.....Les années 60, je les ai vécues avec d'autres yeux, ceux de l'adolescent et du jeune homme dont le regard se tournait résolument vers l'avenir, un avenir parfois incertain mais aussi plein de promesses.....devant un monde en perpétuelle et rapide évolution....

    En 1960, j'avais 11 ans et un peu peur de la guerre d'Algérie qui risquait de s'éterniser et m'entrainer bien malgré moi de l'autre côté de la Méditerranée avant la fin de la décennie...Heureusement , sur ce point j'ai été rapidement rassuré avec la signature des Accords d'Evian en 1962....Et j'ai pu me consacrer à mes études, même si ce ne fut pas toujours facile comme c'était alors le cas dans les familles sans grands moyens financiers...J'en reparlerai dans un paragraphe spécifique car j'ai eu un parcours atypique et inconcevable pour les décennies qui ont suivi.....

    Et puis je vous parlerai des grands bouleversements technologiques et des débuts de la société de consommation, de mes loisirs, de mes centres d'intérêts et des événements qui m'ont marqué tant en France que dans le monde....Un bien vaste programme qui devrait refléter ce que furent pour moi les années 60......rappeler des souvenirs aux Anciens et montrer aux jeunes l'évolution qui s'est opérée depuis dans la plupart des domaines...


    1 -MA SCOLARITE.                                                                             


    Mon école primaire se déroula sans difficulté majeure dans mon village jusqu'au certificat d'études en juin 1963...Comme dans tous les villages de France je crois, l'école était mixte et l'instituteur (ou l'institutrice) avait en charge toutes les classes du primaire réunies dans une seule classe...Une petite anecdote me revient en mémoire concernant le chauffage en hiver...Les plus grands étaient chargés, à tour de rôle, d'aller chercher le bois pour alimenter le poêle disposé au centre de la classe...En arrivant en classe les matins d'hiver, il fallait rester couvert en attendant que la pièce se réchauffe....

    L'entrée en 6ème n'était pas obligatoire dans ces années-là et seuls les parents qui en avaient les moyens y inscrivaient leurs enfants....C'était vraiment l'école à deux vitesses et cela n'a commencé à changer qu'en 1963, l'année de mon certificat d'études.....une période transitoire a été mise en place avec la création de classe de 4ème d'accueil puis l'année suivante de 3ème d'accueil pour permettre à ceux qui n'avaient pu aller en 6ème de rattraper leur retard et de rejoindre les autres en seconde....En fait, en deux années, il fallait faire le programme de quatre......L'entrée en 4ème d'accueil n'était pas automatique, il fallait réussir un examen, ce qui se comprend quand on mesure la charge de travail qui nous attendait....Ce fut mon parcours après avoir été reçu 3ème du canton au certificat d'études Primaires.....

    Dans mon département de la ........., l'établissement scolaire le plus proche qui avait intégré ce programme se trouvait à ....... à 45 kms de mon village.....C'était donc le régime de la pension pour beaucoup d'entre nous avec une discipline assez sévère et de la nourriture qui laissait souvent à désirer.....En fin d'année scolaire, il y avait une remise officielle de diplômes pour les meilleurs et je dois dire, même si ma modestie en prend un coup, que les deux premières années j'ai trusté les prix à commencer par le prix d'excellence et j'obtins le BEPC sans difficulté......Mais ce fut beaucoup plus dur à partir de la seconde où je rejoignais le tronc commun...Malgré le travail intensif, j'avais des lacunes dans certaines matières principalement les langues étrangères ( peut-être n'étais-je pas doué tout simplement )....mais cela ne m'a pas empeché de passer en seconde puis en 1ère C ( maths) sans redoubler....Mais je n'étais pas encore au bout de mes peines puisque cet établissement n'avait pas de Terminale C.....J'ai donc du changer d'établissement et venir à Vesoul où je n'ai pas réussi à m'intégrer...Ce fut un échec total au BAC et je n'ai pas eu le courage de recommencer une année supplémentaire, ne voulant surtout plus être à la charge de mes parents dont je connaissais les sacrifices....

    Après avoir travaillé quelques mois, je suis parti faire mon service militaire en Allemagne, au 43' RIMA , celui-là même où était passé quelques années plus tôt un certain Johnny Hallyday....


    2 - MES LOISIRS.


    Jusqu'en 1963, je n'avais véritablement quitté qu'une fois mon village mais pas pour aller n'importe où...Un mois d'été à Paris chez une tante qui était concierge  à proximité des Grands Boulevards....Le rêve pour le petit provincial que j'étais, la sensation d'être un privilégié parmi mes camarades de classe qui eux n'étaient jamais partis en vacances...Parce qu'en ce temps-là, il faut bien le dire, les vacances ne concernaient pas les villageois.....J'avais moi, la chance d'avoir une tante à Paris et un père qui travaillait à la SNCF et de ce fait ces vacances étaient gratuites...Quelle joie de monter dans ce train tiré par une locomotive à vapeur pour sortir de mon " trou "...et me diriger vers l'inconnue qu'était la capitale....Je ne savais pas alors qu'un jour j'y travaillerais.....

    Au début des années 60, je n'étais encore qu'un enfant qui passait ses loisirs à jouer au ballon (on ne disait pas encore au foot ), à faire du jardinage (un petit carré réservé dans le jardin familial ), à découvrir la pêche à la truite et à essayer de se rendre utile en aidant mes grands-parents dans les champs et mon père quand il coupait du bois....La scie et le passe-partout n'avaient déjà plus de secrets pour moi...Comme on le voit rien de bien original......pour un enfant de la campagne..

    Le changement est en fait intervenu avec mon entrée au lycée...La semaine comme je l'ai déjà dit, j'étais interne et le jeudi, jour de repos (ça a changé depuis..), je le consacrais au sport (football, athlétisme), ayant déjà un goùt prononcé pour la compétition.....Je dis déjà parce qu'avec l'âge cela n'a pas beaucoup changé puisque je ne peux concevoir de faire du sport, vélo et footing maintenant, sans me chronométrer et noter mes temps sur un carnet...Ce n'est pas à 56 ans que je vais maintenant changer...Mais là je sens que je sors du sujet....

    C'est un de ces jeudis que j'ai aussi découvert le cinéma et me souviens très bien des deux premiers films que j'ai vu...Le pont de la rivière Kwaï et Les risques du métier...C'est aussi au lycée que j'ai découvert la télévision qui n'équipait pas encore les foyers à la campagne car il faut bien le reconnaitre, c'était très cher et pas prioritaire par rapport au réfrigérateur et à la machine à laver notamment.....Pendant les vacances d'été 1965, j'ai décidé d'aider mes parents à acheter un téléviseur et le procédé choisi n'était pas banal : Tous les jours, je sillonnais les bois à la recherche de champignons ( girolles, pieds de mouton, trompettes des morts ) que je vendais à un grossiste qui passait deux fois par semaine au village...Ma ténacité a été récompensée puisque l'argent amassé en deux mois de cette manière a permis l'achat du téléviseur...J'étais pas peu fier....

    A partir de 1966, je passais mes mois de juillet et août à aider un fermier du village aux travaux des champs, essentiellement les foins et les moissons....sans aucune rémunération, si ce n'est la nourriture deux fois par jour...Je le faisais avec plaisir car il s'était modernisé avant les autres dans le village...Il avait un tracteur, un Massey-Ferguson que j'étais tout heureux de conduire et ainsi mes journées étaient bien remplies....

    C'est aussi à cette époque que je me suis inscrit dans un club de football, mais le hic c'est que le plus proche se trouvait à 10 kms...et quand nous jouons à l'extérieur il fallait se débrouiller par ses propres moyens car le club ne disposait d'aucun moyen de transport collectif.. Si j'ai pu m'adonner à ma passion, j'en remercie encore ma mère qui venait d'obtenir son permis de conduire et avait acheté une vieille voiture d'occasion...C'est elle qui faisait le taxi les dimanches après-midi.....

    Et les bals de campagne me direz-vous ? Ce n'est pas ce qui manquait, chaque village avait sa fête annuelle avec des animations et un bal....Depuis, cela a presque disparu au profit des boites de nuit...Or comme il n'était pas très raisonnable de se coucher le dimanche matin pour jouer au foot l'après-midi, je ne les fréquentais que très peu....Il faut dire aussi qu'il y avait souvent des bagarres entre jeunes ayant trop bu....


    3 - MES CENTRES D' INTERET.


    Pour ceux qui me connaissent, vous ne serez pas étonné que je commence par parler du sport que je pratique encore régulièrement et pas seulement devant mon téléviseur....J'ai toujours aimé l'effort physique et ceux qui sont doués m'ont toujours enthousiasmé....En général , j'étais supporter des meilleurs et je le suis resté et puis à l'époque j'étais extrêmement chauvin...

    En consultant mes cahiers où je notais les informations sportives et collait souvent des photos de mes vedettes préférées, je remarque que tous les sports sans exception y avaient leur place...ca me fait tout drôle de revoir les noms et les images de ceux qui m'ont fait rêver, les Anquetil, Spanghero, Killy, Calmat, Jazy, Bambuck, Maso, Caron, Goitschel, etc.....et nombreux autres noms qui ne me disent plus rien maintenant...Bien sûr avec la télévision je n'avais plus à imaginer , je voyais tout simplement ...C'était magique....

    Les avions qui passaient dans le ciel me faisaient rêver, j'aurais voulu être pilote de ligne, mais cela ne s'est pas fait...Tant pis , donc tout ce qui concernait l'Espace m'intéressait et à ce titre les années 60 m'ont passionné puisqu'elles correspondent à sa conquête...Deux nations se livraient une bataille sans merci pour la gagner, les Etats-Unis et l'URSS...Le 1er exploit fut à mettre au crédit de l'URSS qui en 1961 envoya avec succès le premier homme dans l'espace, Youri Gagarine..Les Américains répliquèrent en 1962 avec John Glenn et l'année suivante ce fut la première femme dans l'espace, Valentina Tereschkova, une russe ...En 1965, avec la sortie de Leonov dans l'espace, les russes semblent prendre un avantage décisif ..En 1966, les deux nations , à quelques mois d'intervalle posent un engin en douceur sur la lune....En 1968 les Américains reprennent une longueur d'avance en plaçant Appolo 8 en orbite autour de la lune....Tout semble prêt pour que le rêve de l'Homme se réalise, poser le pied sur la lune...Ce sera chose faite le 21 juillet 1969 avec Neil Amstrong dont la première phrase restée célèbre a fait alors le tour du monde : " Un petit pas pour l'Homme, un grand pas pour l'Humanité ".....J'estime avoir eu beaucoup de chance de pouvoir vivre cette épopée et aujourd'hui encore le seul voyage qui me fait rêver c'est celui de l'Espace.....Ca restera un rêve, mais les rêves font vivre....

    Si le futur me passionnait, le passé n'était pas en reste...L'Histoire permet de comprendre beaucoup de choses, c'est pour cela que tous mes avis de voyage commencent par une évocation du passé historique....Maintenant la plupart de mes lectures concerne des livres ayant un fond historique même si parfois c'est un peu romancé pour en faciliter la lecture.....A l'époque, je ne lisais pas beaucoup et l'arrivée de la télé fut une aubaine pour moi avec les remarquables émissions qu'étaient "La caméra explore le temps" ou "Alain Decaux raconte" ....Il en était de même des émissions qui traitaient des faits d'actualité telles " Les dossiers de l'écran " et " Cinq colonnes à la une ".....Je n'en manquais pas une...

    Quand je n'étais pas au lycée, que je ne faisais pas de sport et que je n'étais pas devant le petit écran, je me consacrais à une autre passion qu'était la pêche à la truite...J'avais la chance d'avoir une rivière à truites qui prenait sa source dans mon village....J'avais un copain qui avait la même passion et souvent nous allions ensemble titiller ces chers poissons très méfiants....Pour ceux qui connaissent, je pêchais "au toc " sans bouchon et avec des vers de terre comme appât.....Les meilleures pêches étaient toujours les jours où l'eau montait et devenait boueuse.....


    4 - EN ROUTE VERS LA SOCIETE DE CONSOMMATION.


    Même si nous habitions un village et que les moyens financiers de mes parents ne permettaient pas de faire trop de folies, au cours des années 60, un peu comme toute la France, nous avons pris le train de la société de consommation qui n'en était encore qu'à ses balbutiements.....Les achats de biens de première nécessité s'imposaient et là je pense essentiellement à la machine à laver le linge , véritable révolution pour les femmes, et au réfrigérateur dont on se demande maintenant comment on pouvait faire avant...

    A ce sujet un petit retour en arrière me semble s'imposer pour bien comprendre l'évolution que cela représentait... Dans les villages les femmes faisaient leurs lessives au lavoir après avoir fait bouillir le linge....C'était l'une des tâches les plus dures et il faut avoir connu cette époque pour se rendre compte à quel point la démocratisation de la machine à laver a été un progrès essentiel dans la vie des ménagères...

    L'équipement des familles en réfrigérateur a apporté un confort inconnu jusqu'à l'orée des années 60..Au mieux, en ville, les aliments étaient conservés dans des glacières et dans les campagnes dans la saumure ou en conserves familiales...Dans les années 70, la quasi-totalité des Français possédaient un réfrigérateur et une machine à laver...

    A l'école, c'est l'arrivée des stylos à bille...ça parait tellement évident aujourd'hui mais il faut savoir que son utilisation a été interdite jusqu'en 1965 date à laquelle le Ministère de l'Education a donné son autorisation...Il y avait bien eu l'arrivée au préalable du stylo à encre style Waterman qui avait remplacé le porte-plume....Mais c'était un produit de luxe alors que les " BIC " étaient bon marché...

    Je vais revenir sur la télévision dont les années 60 ont véritablement lançé sa vulgarisation même dans les campagnes....Si le premier journal télévisé date du 29 juin 1949, le téléviseur était alors un produit de luxe, 3000 privilégiés en possédaient un ...Ce chiffre est passé à 500 000 au milieu des années 50 , 7,5 millions en 1965 et plus de 10 millions à la fin des années 60....Je vais donner quelques dates pour bien illustrer mes propos :
    - Inauguration de la 2ème chaîne en noir et blanc le 1er avril 1964.
    - Première campagne des élections présidentielles à la télévision en décembre 1965....Le général De Gaulle a été le premier homme politique a prendre conscience de l'importance de la télé et par la suite, il a su l'utiliser à son profit...
    - Début officiel de la couleur le 1er octobre 1967.
    - Première publicité télévisuelle le 1er octobre 1968.

    La télévision n'a pas remplacé la radio, chacun le sait puisque de nos jours ces deux médias, n'ayant pas la même finalité, cohabitent toujours...Mais ce qu'on sait parfois moins, c'est que c'est les années 60 qui ont vulgarisé le transistor apparu en 1955...Enfin une radio que l'on pouvait déplacer dans la maison et aussi à l'extérieur...Pas nécessaire d'écouter la même radio que les parents ou les frères et soeurs Une sensation de liberté et de communication....Un petit point d'histoire sur la radio : en avril 1961, à Alger, l'armée n'a pas suivi le putsch des généraux à la suite de la déclaration radiodiffusée du général De Gaulle...Avant de se servir de la télévision en 1965, le général De Gaulle fut sauvé par la radio en 1961 !

    Bien sûr, il y a l'incontournable voiture automobile....Certes, en 1960, il y en avait déjà 5 millions en France mais vraiment très peu à la campagne...Petit à petit dans les années 60, les voitures d'occasion ont quitté les villes pour prendre possession des villages et cela a eu un effet non négligeable sur le mode de consommation des ménages...Jusqu'à ce moment-là, les commerçants ( épiciers, boulangers, bouchers, poissonniers essentiellement) organisaient des tournées dans les villages où ils venaient une ou deux fois par semaine.......Ces tournées sont tombées petit à petit en désuétude du fait que les villageois pouvaient se rendre en ville pour y faire leurs courses, d'autant plus que les petites supérettes se développaient.....

    Puisque j'étais à la campagne, j'ai pu observer, même si je n'étais pas directement concerné, l'évolution du monde de l'agriculture.......Certes les Anciens continuaient de vivoter avec leur cheval et leurs quelques vaches...Mais les Jeunes ont donné un essor sans précédent en s'endettant pour acheter du matériel de plus en plus performant...Ainsi, les tracteurs, les charrues à plusieurs socs, les botteleuses, les tronçonneuses , les engrais,etc...ont pris possession de nos campagnes dans ces années-là.....Parallèlement, pour faciliter le travail, l'Administration a procédé au remembrement des terres à partir de 1966...Cela ne s'est pas toujours fait dans la facilité et certains sont restés sur le bord du chemin et ont dû quitter, à regret, leur ferme et changer de métier.....C'est la dure loi du plus fort !


    5 - LES EVENEMENTS QUI M'ONT MARQUE.


    Sur le plan français, les années 60 ont été marquées par l'omniprésence du Général De Gaulle, un vrai chef comme la France en avait besoin pour se remonter....L' Homme de l'Appel du 18 juin 1940 ,nommé président du conseil de la 4ème république avec les pleins pouvoirs pour faire face à la situation en Algérie qui se détériorait, plébiscité par tout un peuple pour diriger la France , avait les mains libres en 1958 pour imposer une nouvelle république, la cinquième du nom....et se faire élire triomphalement premier président de cette 5ème République......

    Les Accords d' Evian du 22 mars 1962 mettent fin à la guerre d'Algérie et la réforme financière engagée en 1960 avec le nouveau franc porte ses fruits...Le 22 août 1962, le général échappe par miracle à un attentat et pour pérenniser les nouvelles institutions, il propose l'élection du Président de la République au suffrage universel.Sûr du soutien de la population, il consulte le peuple plusieurs fois par référendum... Réélu au second tour en 1965 lors de la 1ère élection au suffrage universel, il commence à être de plus en plus contesté par une population impatiente, qui veut profiter des fruits de la croissance et c'est le mouvement de mai 1968, bien près de renverser l'icône....Le général De Gaulle ne s'en remettra pas, démissionnant l'année suivante après avoir été désavoué lors du référendum sur la régionalisation....Usé par le pouvoir et l'âge, il décédera en 1970.....

    Même si je n'étais pas encore électeur, la majorité étant alors à 21 ans, le général De Gaulle a marqué ma jeunesse comme, je suppose , ceux de ma génération et des générations précédentes...

    Sur le plan international, je vais citer quelques événements qui se sont gravés dans ma mémoire , à commencer par l'assassinat de J.F.Kennedy le 23 novembre 1963...Quand je l'ai appris, je me dirigeais avec mes camarades vers le réfectoire du lycée...Nous étions tous abasourdis et je m'en souviens comme si c'était hier..

    Dans l'ordre chronologique vient ensuite la première greffe du coeur par le Pr Barnard à l'hôpital du Cap en 1967....C'était quelque chose d'impensable à cette époque....Même si le patient n'a pas survécu très longtemps la transplantation avait été une réussite et au mois de juin de cette année quand je suis passé devant cet hôpital, j'ai eu un petit pincement .....au coeur.

    Puis ce fut l'année 68 , si riche en événements....Je retiendrai les assassinats de Robert Kennedy et du Pasteur Martin Luther King aux Etats-Unis et l'entrée des chars russes dans la ville " rebelle " de Prague....


    CONCLUSION.


    J'espère tout d'abord ne pas avoir été trop long, trop ennuyeux mais j'avais tellement à dire et puis cette période me passionne ....
    J'ai essayé de vous faire revivre les années 60 comme je les ai vécues dans ma vie personnelle tant durant ma scolarité atypique (mais bien réelle de l'époque), qu'avec mes loisirs et mes centres d'intérêts...Sur un autre plan, il m'a paru intéressant de vous montrer comment j'avais vécu le début de la société de consommation et puis je ne pouvais passer sous silence les grands événements qui m'avaient marqué à cette époque en France et dans le monde .....
    Le titre de mon avis résume l'empreinte laissée par le général De Gaulle pendant cette décennie...Ma succincte évocation n'en donne qu'une petite idée puisque je n'ai pas, volontairement, évoqué son rôle éminent dans la politique extérieure de la France.....Par son charisme, son passé militaire et son action à la tête de la France, il a apporté une part de rêve en chaque Français et c'est bien ce qui manque maintenant chez nos hommes politiques.....trop soucieux de leur réélection au détriment de l'intérêt du pays.
    Merci pour vos lectures et commentaires.
     


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